Celui qu'on voit ici sur le dessin, l'air goguenard, est depuis longtemps décédé et pourtant, il fût au centre de l'affaire criminelle la plus mystérieuse qui soit.
Après l'affaire Seznec, ce fût le scénario le plus médiatisée de l'après-guerre.
Un de ses petits-fils, Alain se bat pour le faire réhabiliter depuis plusieurs années.
Ce condamné que le Général De Gaulle gracia à l'aube de ses 93 ans, 8 ans après les faits, est Gaston Dominici.
Dans la nuit du 4 août 1952, une famille anglaise qui campait au bord de la route comme cela se faisait, Sir Jack Drummond, sa femme Ann et leur fille Elisabeth furent assassinés.
Les parents le furent par balles, toutes à priori tirées par une seule carabine américaine, retrouvée cassée dans l'eau de la Durance non loin de l'endroit où la petite fille fût sauvagement tuée à coups de crosse...
De ladite carabine présumée appartenir à la famille Dominici.
L'action s'est passée près de la Grand'Terre, la ferme du partiarche que l'on voit là, qui était il y a pas si longtemps transformée en auberge.
Cette affaire qui alimenta les radios et les journaux comme Le Parisien ou les revues comme Détective et Paris Match intrigue toujours.
Pas moins de 9 livres lui ont été consacrée.
Deux films défendent des thèses opposées :
Le premier inspiré du premier livre, celui du commissaire Sebeille, où l'on voit Jean Gabin dans le rôle du condamné ci-dessus, le voit coupable.
Le dernier, un téléfilm de la Une diffusé l'an dernier, le voit innocent. Le rôle principal est aussi magistralement interprété que celui de Gabin, par Michel Serrault, un autre monstre de notre cinéma.
Pour avoir connu un des petits fils avec qui l'affaire n'a jamais été évoquée, librepenseur reste fasciné par cette affaire qu'il a vécu par personne interposée depuis son enfance...
Jusqu'il y a peu lors d'une journée du livre, quelque part en Provence...
Pour en avoir parlé avec Jacques Chapus qui fut le journaliste vedette du Parisien, qui joua un rôle important dans l'affaire, et qui était toujours persuadé que le père Dominici était coupable, sans l'ombre d'un doute.
Comme le monde est petit, à côté de lui, curiosité de la situation, se trouvait un autre journaliste, Claude Mossé, qui a écrit Dominici Innocent !
Et quand on demandait à Chapus ce qu'il pensait de son voisin, il haussait les épaules sans rien ajouter de bien spécial...
Alors ? Connaissant les lieux, la région et des gens, librepenseur se demande toujours comment les enquêtes, car il y en eut plusieurs, ont pu à ce point ête mal menées tellement il y a de non sens, contre sens et autres invraisemblances...
Personne de la vallée de La Durance de Sisteron à Forcalquier où les victimes sont enterrées, ne veut plus parler de cette histoire.
Des gens ont-ils su ce qui s'était réellement passé ?
Le contexte de l'époque d'après-guerre, la personnalité de Sir Drummond mondialement connu pour ses travaux sur la diététique pendant la seconde guerre mondiale...
La proximité des lieux du crime avec une usine chimique particulière...
Celle du fermier qui partait tôt chaque matin garder ses chèvres...Sous les feux des flashes des photographes qui organisèrent des mises en scènes...Traqué par des journalistes à l'affût de révélations...
Saura-ton un jour ?
Le "vieux "comme on l'appelait, qui avait 75 ans lors des faits, est-il parti avec un secret ?
Pour en savoir plussur le sujet, lire les livres qu'on trouve sur la boutique http://librevendeur.zlio.com dans la sous-catégorie "histoire" des livres.
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