Avant l'organisation était en prisme, pyramide droite ou inversée.
Maintenant c'est un peu un diabolo asymétrique ! Au sommet quelques têtes évasées, une taille pincée et une large base.
En haut, il y a les actionnaires, fonds de pension anglo-saxons essentiellement qui désignent un Conseil d'Administration : Ex, les américains et des anglais qui choisissent des potes du patronat français.
Celui-ci nomme un PDG qui choisit son Comité exécutif parmi des proches en principe : Ex le peuple qui se voit bientôt patron, qui plébiscite un Président de Gaule qui choisit son premier ministre et quelques amis de son gouvernement.
Ce même PDG choisit ensuite les Directeurs qui vont constituer le(s) Comité(s) de Direction suivant la taille de la boîte : Ex, le Président de Gaule et quelques ministres qui nomment des secrétaires d'Etat et quelques hauts commissaires pas forcément tous de son bord.
Ensuite, c'est toujours le PDG qui transmet l'impulsion stratégique de ses actionnaires, la culture du résultat : Ex, le Président de Gaule qui donne les lignes de la politique intérieure dictée par un syndicat du patronat et la politique extérieure prônée par les gendarmes du monde.
Le PDG fait régulièrement des réunions d'information propagandiste de la bonne politique de la maison, il donne des axes, des pôles... : Ex, notre Président de Gaule qui redonne au peuple les "bonnes" valeurs pour arriver au résultat et va organiser des conférences de presse mensuelles.
Le PDG se rend partout sur le terrain et organise lui-même les premiers groupes de travail participatifs qui va devenir la nouvelle culture de l'entreprise : Ex, le Président de Gaule qui va chez un avionneur et anime une réunion sur le développement durable.
Le PDG fait aussi directement du commerce extérieur en s'appuyant à peine sur ses filiales et veut définir les nouvelles règles : Ex, le Président de Gaule qui se rend dans la capitale belge pour vendre son mini traité européen.
Le PDG prend petit à petit ses distances une fois le système bien établi, les chefs de projets en place... : Ex, notre Président de Gaule envoie ses ministres au charbon bouffer du syndicat à "la mode de camp".
Ses sbires des Comités s'impliquent en général en faisant du zèle par devant et en fuite en avant ensuite faisant.
Ils font quelques promotions internes chez les plus souples notamment parmi les syndiqués peu représentatifs : Ex, pourquoi pas une ex cheftaine de syndicat en secrétaire d'état avec un chargé de mission tel le chef d'une force ouvrière.
Ils leur font croire qu'ils étaient les oubliés de l'ancien régime, que eux reconnaissent leur valeur.
Puis ils leur pressent le citron sur le principe de la soumission.
Pendant ce temps-là, dans le peuple il y a ceux qui vont passer du temps en réunion à croire qu'on les écoute ou à dormir : Ex, un Chef de projets transversaux se voit chargé d'organiser un GRP (Groupe de résolution de problème) sur l'écologie avec l'expert en la matière et quelques défenseurs de palombes.
Puis le temps passe, tous les indicateurs au rouge à l'arrivée du PDG passent miraculeusement au vert.
On se gargarise partout des excellents résultats financiers.
Les murs sont tapissés de graphiques "pastillés" de rouge et vert.
Le PDG laisse ses Directeurs embaucher dès qu'il y a un petit problème, qu'ils ont créé, à régler au lieu de demander à ceux de l'intérieur qui connaissent le solution.
Ils sont tous profilés pour le nouveau challenge.
Pendant ce temps là, le peuple salariés rame et voit tout partir en fumée et sur la pente décliner.
Heures supplémentaires on n'en fait pas parce que boulot il n'y a pas plus que ça ou parce que la plupart du temps le travail est forfaité.
Alors le PDG trouve la solution : Il en profite pour faire un retour aux 39 h par semaine déguisé et ne plus embaucher car la note il faut payer.
...etc
Socialement,
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