La politique, c'est comme le mitaire, il faut une bonne stratégie.
D'abord il faut bien panser les plaies des batailles passées : Une petite dizaine d'années, ça refait une santé.
Avant d'attaquer l'ennemi, il faut d'abord avoir un Budget : Une paire d'années suffit à en avoir une bonne idée.
Ensuite il faut bien maîtriser le renseignement à l'Intérieur : Trois ans permettent de dominer les sujets et de commencer à réorganiser.
Profitant des dossiers, cela permet de préparer les civils à l'offensive et à les enrôler.
De l'Intérieur aussi, on peut bien mettre sous l'éteignoir les anciens généraux sur le déclin, surtout ceux qui traînent quelques casseroles et qui auraient encore quelque ambition ou qui se seraient éloignés de quelques alliés.
De l'Intérieur aussi, l'action permet de prendre la tête des troupes.
De l'Intérieur aussi, on peut négocier avec quelques taupes qu'on laissera dans les galeries jusqu'au dernier moment.
Ensuite, quand il faut monter au charbon, on envoie quelques truglions titiller l'ennemi dans quelques échauffourées, histoire de faire diversion et derrière de regarder.
De l'Intérieur aussi, la propagande, il faut organiser, grâce a quelques amis triés sur le volet.
Après il suffit de bien remonter tout ce petit monde pour qu'il y croit dur comme fer, qu'ensemble tout est possible...Et le tour est joué !
Et voilà, ensuite attention ! Ce n'est pas parce qu'on a en principe gagné qu'il faut se laisser aller.
Les vieux barons miéleux, il faut éliminer puis promouvoir quelques anciens combattants et même faire monter des réservistes.
Contrairement aux pompiers qui sur les feux restent des jours entiers après les avoir maîtrisés en veillant sur le moindre fumerolle qui renaît.
Là au contraire, il faut enfoncer le clou, retourner le couteau dans la plaie pour affaiblir encore plus les vaincus, rallumer le feu pour faire comme Napoléon la stratégie de la terre brûlée.
Aux civils, on laisse croire qu'on va les épargner et on leur propose même de collaborer, après tant pis s'il ne leur reste rien à manger.
Il suffit de faire sortir les taupes du trou mais attention comme par définition, elles sont versatiles, il faut avoir sur elles l'oeil et même les deux, bien les tenir en laisse.
Pour cela, on les montre bien aux côtés du chef d'état-major, quand même subordonné, pour qu'il les serre de près au cas où.
Et puis en principe, l'ennemi est d'abord tenté de les éliminer en premier en s'y acharnant dessus et pendant ce temps là, cela permet de souffler et de préparer l'après.
Une est chargée d'aller discuter avec les alliés et de convaincre les hésitants à rejoindre le bon camp au nom des souvenirs passés quand elle soignait les blessés, sinon, pan-pan !
On peut même se permettre d'en mettre une à la tête de l'armée, vite elle va se prendre pour le chefaillon et ira se faire cartonner.
A une troisième on peut laisser croire que c'est gagné en la faisant plancher sur des prospectives d'avenir politico-militaire quelconques.
Et voilà, en plus avec les pays neutres on en a presque terminé, ou ils finissent par se mettre à genoux pour demander pardon ou ils n'ont qu'à crever.
Au peuple qui acclame, on se rend sur le terrain serrer quelques mains, aux riches armateurs, on refile une partie du butin.
En attendant l'attaque finale, dans son fort on va se requinquer.
De là on constate les dégâts, les règlements de compte, et même si une bonne partie du peuple déjà fatigué a baissé les bras, il y en aura bien assez pour aller finir le travail.
Après ? C'est une autre histoire.
A suivre.
Stratégiquement,
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